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Interview du mois de mai : Famille Bonneval

Marie-Françoise Bonneval est membre du club d’Unieux depuis plus de 20 ans. Elle évolue aujourd’hui en série 3A et peut jouer au Scrabble aussi bien en anglais qu’en français. Tout récemment, elle a été rejointe par sa mère Jeannine puis sa sœur Hélène, qui ont poussé la porte du club de Gilles Boiron, qui partage la vie de Marie-Françoise. À 90 ans passés, Jeannine a déjà pu découvrir le festival de Vichy entourée de ses deux filles, à l’occasion de la finale du Championnat de France VDR 2025. Pour Hélène, ce fut également l’occasion de découvrir l’ambiance des festivals fédéraux, expérience renouvelée cette année avec la finale du Championnat de France 5-6-7 qu’elle a brillamment achevé à la 10e place en série 6 !

Quelle place occupe le jeu dans la famille Bonneval ? 

Comme dans de nombreuses familles le Scrabble a toujours fait partie de notre vie.

Le scrabble classique d'abord avec ce facteur chance que l'on connaît et qui laisse toujours sur sa faim. "J'aurais pu mieux faire, je n'avais pas un bon tirage..."

Le scrabble duplicate enfin qui donne les mêmes chances à tous mais demande à chacun de se débrouiller seul face à l'orthographe, aux conjugaisons, aux nouveaux mots et surtout à la place qui paie !

Marie-Françoise, comment as tu apprivoisé les différences entre le Scrabble anglais et français ? Il est connu qu’en anglais la valeur des lettres est différente et qu’il n’existe pas de formule duplicate.

Le scrabble en anglais (j'ai vécu 26 ans en Angleterre) m'a permis de "garder la main" sur la grille, mais le jeu en anglais s'avère bien différent à cause du manque de conjugaisons des verbes et accords des participes.

Le jeu en français est tellement plus riche, plus varié, plus intéressant en nous proposant tous les temps de la langue !

Le plus difficile pour moi, me rappeler quels anglicismes sont valides en français. Je connais les mots mais j'hésite souvent surtout au retour de nos séjours en Angleterre. Les raccords "it" et "at" me viennent encore trop souvent naturellement.

Hélène, dans quel contexte avez-vous poussé les portes du club d’Unieux l’an dernier ? Que retenez-vous de ces premiers pas en club ?

Cela fait plus de 20 ans que je fais partie d'un atelier d'écriture : "les bricoleurs de mots". J'aime les mots, j'aime les lettres, je coupe, je colle, bref je bricole.

À la rentrée 2025, l'atelier change de créneau horaire et me libère le mercredi soir, je peux enfin rejoindre le club d'Unieux où ma soeur m'invitait régulièrement. Une autre manière de jouer avec les lettres, les mots.

J'avoue vivre une grande leçon d'humilité devant le vocabulaire du scrabbleur. Même en étant une grande lectrice, je suis confondue d'apprendre cinq à six mots nouveaux à chaque partie. Mais c'est un exercice enrichissant, jamais pareil et qui devient vite addictif.

En 6ème série j'ai une marge de progression certaine. Je tire mon chapeau aux joueurs de série 1 pour rester au top au vu de la compétition !


Jeannine, d’où provient l’énergie de découvrir à 90 ans passés de nouveaux horizons à travers le Scrabble duplicate ?

J'ai la chance d'être curieuse et d'aimer les mots, du coup je porte de l'intérêt à de nombreux domaines, littérature, histoire, politique...

C'est ainsi que le scrabble a trouvé sa place, un premier jeu pour jouer avec mes filles, initier le papa, passer du temps en famille.

Quand je me suis retrouvée seule, je jouais avec trois amies. Rendez-vous chaque semaine, chez l'une ou l'autre.

Nous jouions à tour de rôle, chacune son jeu (nos grands jeux), tirage unique et rien pour contrôler si ce n'est le Larousse. Celle qui avait le mot valant le plus de points le proposait et nous le posions toutes. Ce jeu hebdomadaire a duré entre 25 et 30 ans. L'âge est venu, nous avons perdu deux amies puis avons cessé de nous déplacer facilement.

La roue tourne vite, mais il y avait toujours le scrabble avec chacune de mes filles, puis Gilles (Boiron) est entré en jeu et a voulu me faire connaître la compétition. Un bonheur et en même temps la frustration car au moment "tickets levés" voilà que je vois le Top... pas toujours certes mais là c'est le regret !

Vichy 2025 reste un souvenir merveilleux, tout ce monde, tous ces mots mais aussi une fatigue physique et mentale. Mais je suis heureuse de cette aventure.

Merci à Marie-Françoise, Hélène et Jeannine pour le temps donné à cette interview et bienvenue à Hélène et Jeannine dans le monde du Scrabble !


 
 
 

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